... Une époque (l'enfance), une école catholique (le petit "Jean XXIII"), une petite fille (moi).
Aujourd'hui, j'ai accompagné ma maman qui est allée dire au revoir à jamais à sa meilleure amie. J'ai assisté à une très belle cérémonie d'adieu, entourée de gens qui pleuraient, d'autres qui ne pleuraient pas. La douleur était là, visible ou pas. Nous lui avons rendu hommage avant de lui dire adieu.
Cette ambiance, ces pierres, ces vitraux, ces bancs en bois, ces bougies, ces hommes d'Eglise, ces paroles, ces prières, ces chants, tout cela m'a rappelé l'école primaire, la chapelle où nous nous recueillions pour prier, pour réciter mécaniquement ces prières dont nous ne saisissions pas le sens, pour nous adresser à quelqu'un dont nous nous étions fait une image plus ou moins précise fabriquée uniquement à partir de nos livres de catéchisme, pour confesser des pêchés parfois (souvent) inventés.
Nous suivions cet enseignement car il faisait partie de notre quotidien, mais qu'en reste-t-il aujourd'hui ? La foi ? Je ne suis pas allée à la messe depuis ma communion. Peut-être quelques bribes de "Je vous salue Marie" et de"Notre Père". Mais au fond, tout cela est-il vraiment utile pour croire en quelque chose, quelle qu'elle soit, pour croire que notre passage sur Terre serait bien trop insignifiant s'il se résumait à une vie qui irait de la naissance à la mort ?
Pour moi, croire signifie qu'il existe quelque chose qui nous échappe, qui échappe à la raison humaine et qui nous pousse à croire en une vie après la mort.